L'exploitation illégale des forêts reste un énorme problème malgré quelques signes de progrès; tel est le constat de six nouvelles études signées Chatham House. 

Les six pays concernés par ces recherches, effectuées en 2012-2013, sont la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'Inde, la Corée du Sud et la Thaïlande. 

Bien que des signes de progrès soient constatés en matière de réforme juridique, de transparence de l'information et de traçabilité, ils ne sont qu'embryonnaires dans de nombreux cas et leur évolution jusqu'à maturité nécessitera un effort considérable. 

Les plus récentes conclusions sont publiées dans quatre nouveaux rapports, dans le cadre du projet « Indicateurs de l'exploitation illégale des forêts et du commerce associé ». Démarré en 2006, son objectif est de mesurer la nature et l’étendue de l'exploitation illégale des forêts et du commerce connexe, ainsi que l'efficacité de la réponse des pouvoirs publics et du secteur privé dans plusieurs pays producteurs, transformateurs et consommateurs.

Quatre rapports de pays ont été rédigés (voir ci-après), ainsi qu'une méthodologie décrivant la démarche d'évaluation des quantités de bois et de produits bois illégaux importées par les pays consommateurs et transformateurs.

  • En République démocratique du Congo, la proportion d'exploitation forestière illégale est estimée à 90%; chiffre qui témoigne de la mauvaise gouvernance du pays. Des négociations en vue d'un Accord de partenariat volontaire (APV) sont en cours mais un effort important s'impose au préalable afin de mettre en place un cadre réglementaire complet, d'améliorer la transparence et d'assurer l'application efficace de la législation.
     
  • En République du Congo, on estime que 70% de l'exploitation forestière est illégale. En dépit de l'amélioration du cadre réglementaire et législatif  au cours des quelques dernières années, le pays reste confronté à d'importants problèmes d'application de la législation et de corruption.
     
  • En Papouasie-Nouvelle-Guinée l'exploitation forestière illégale est probablement de l'ordre de 70%. Le cadre juridique en place, bien que relativement solide, n'est pas efficacement appliqué et la filière souffre d'un manque grave de transparence de l'information.
     
  • La Thaïlande, la Corée du Sud et l'Inde comptent parmi les principaux importateurs de bois et de produits bois de sources illégales. Les importations de bois et produits bois d'origine illégale de la Thaïlande, de la Corée du Sud et de l'Inde sont estimées à 18%, 13% et 17 %  respectivement. On constate cependant une réelle prise de conscience du problème dans ces pays, et la Thaïlande a lancé des négociations formelles avec l'UE en vue d'un APV.

Bureau de presse

+44 (0)20 7957 5739
pressoffice@chathamhouse.org